L’indépendance financière ou la liberté financière

Qui ne rêve pas de passer sa vie en vacances au bord de la mer sans se soucier de rien tout en faisant entrer de l’argent et de se dire : « fini la routine métro, boulot, dodo, et la rat-race ». Tout le monde rêve de l’indépendance financière puisque c’est de cela qu’il s’agit : faire travailler son argent et non travailler pour avoir de l’argent. La liberté financière, c’est ne plus être dépendant d’un travail pour vivre, mais de faire tout ce qui nous intéresse et d’être nous-même : vivre pour ce que l’on est et pas pour les autres. Cette notion de liberté s’exprime autant au niveau de la relation au travail, à la consommation ainsi qu’au temps, mais surtout au détachement à l’argent lui-même. Focus sur les grandes lignes de l’indépendance financière.

Indépendance financière
Le concept de diversification pour atteindre la liberté financière

Les origines de l’indépendance financière

Être indépendant, c’est lorsqu’on quitte le foyer familial et que l’on vole de ses propres ailes que l’on peut dire que l’on est indépendant ; c’est-à-dire ne plus dépendre de ses parents pour subvenir à nos besoins. L’indépendance financière est une extension de cette indépendance, celle-ci s’accentue sur le bien-être des personnes qui utilise leur argent comme elles le souhaitent et de la manière dont elles le veulent, mais surtout de faire entrer de l’argent sans être à la solde d’un tiers – être à son service uniquement pour gagner de l’argent.

La notion d’indépendance financière ou de liberté financière s’est accentuée au début du 21ème siècle à cause de nombreux phénomènes : baisse de la retraite à cause du déficit de la sécurité sociale, manque d’emplois, crises financières, multiplication des contrats précaires… La population s’est exacerbée année après année, surtout les jeunes, et de plus en plus de personnes ont pris conscience de la précarité du salariat, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas le pouvoir de décider du maintien de leur emploi puisqu’elles sont soumises à un contrat de travail. D’un autre côté, il y a aussi la routine « métro-boulot-dodo » qui est le quotidien des citadins, et la « rat race » qui fait référence à une vie où la concurrence emboîte le pas au bon sens de tout un chacun – on est prêt à tout pour battre la personne devant nous au lieu de travailler avec elle pour avancer ensemble.

Se constituer des revenus passifs pour atteindre l’indépendance financière

Un individu atteint l’indépendance financière quand ses revenus sont supérieurs à ses charges. C’est l’idée de base de la liberté financière, le commencement pour l’atteindre réellement. Dans une approche plus approfondie et « financière » au sens propre, atteindre l’indépendance financière suppose de se constituer de revenus passifs qui sont des revenus décorrélés du temps de travail. Il est vrai que ceux-ci demandent du travail, mais ils ne sont pas assimilables au salaire qui lui dépend du prix horaire multiplié par le nombre d’heures travaillées.

Afin d’avoir des revenus passifs, il sera nécessaire de passer par différentes étapes. Il y a plusieurs moyens de sauteur quelques-unes d’entre elles, mais il sera nécessaire d’avoir un sacré « pactole » issu d’un héritage, par exemple. Sinon, il faudra faire comme tout le monde et suivre les étapes :

  1. Avoir autant de revenus que de charges : montant des revenus = montant des charges = autosuffisance ;
  2. Avoir plus de revenus que de charges en baissant ces dernières ou en augmentant ses rentrées d’argent ;
  3. Disposer d’un surplus de revenus que l’on ne touchera pas et qui servira de fonds de secours – se créer des revenus supplémentaires ;
  4. Placer le surplus (fonds de secours) dans des dispositifs sécurisés et garantis et suivre le principe des intérêts composés (réinvestir les intérêts que l’on a perçu de l’argent placé et non les retirer) ;
  5. Faire un apport au fur et à mesure pour faire gonfler le capital investi ;
  6. Lorsque les revenus qui ont été placés dépassent les charges, l’objectif est atteint : « indépendance financière vis-à-vis du travail ».

La magie des intérêts composés et la règle des 72

Un individu place 100 € à 10 % dans un dispositif sécurisé et garanti. Au bout d’un mois, il touche alors 10 € de son capital initial. Au bout d’un an, il dispose alors de 120 € en plus de son capital initial. Il s’agit-là du concept d’intérêt simple qui consiste à retirer l’intérêt de son capital tous les mois. Le concept d’intérêts composés est beaucoup plus rémunérateur au fil du temps – la patience est de mise lorsqu’on souhaite faire fructifier convenablement son capital.

Intérêts composés

Au lieu de récupérer les 10 % de son capital initial tous les mois, c’est-à-dire 10 €, il peut les réinvestir. Ainsi, après le premier mois, en capitalisant sur les intérêts composés, il dispose d’un capital de 110 € (100 € de capital initial + 10 € d’intérêts au premier mois). Pour le second mois, les intérêts seront alors calculés sur la base du nouveau capital, c’est-à-dire 110 € au lieu de 100 €. Les intérêts perçus pour le second mois seront alors de 11 €. Et ainsi de suite. Cet effet boule de neige permet de faire gonfler son capital et cela est plus intéressant encore s’il y a un apport régulier pour faire gonfler le capital.

Règle des 72

Pour calculer un intérêt composé, il existe de nombreuses formules mathématiques, dont celle de base est la suivante :

Valeur finale = Valeur initiale x (1 + taux d’intérêt/fréquence de capitalisation) (nombre d’années d’investissement x fréquence de capitalisation annuelle)

Cela peut être assez compliqué pour les personnes n’ayant pas une très grande affinité avec les mathématiques. C’est là qu’entre en jeu la règle des 72. Il s’agit d’une méthode très simple pour savoir combien d’années il faut à un placement pour doubler – une règle remontant à la renaissance. Le nombre 72 est alors utilisé avec le taux d’intérêt que l’on souhaite espérer pour avoir le nombre approximatif d’années nécessaires au capital pour doubler.

Exemple : Un individu souhaite placer 10 000 € à 4,5 % ; son capital initial doublera alors en 20 000 € après 16 ans (72/4,5 %).

Le concept de diversification pour atteindre la liberté financière

Se constituer des revenus passifs est la première étape pour atteindre l’indépendance financière. Malheureusement, le concept des intérêts composés et l’apport au fur et à mesure dans des placements sécurisés et garantis peut prendre plusieurs dizaines d’années avant de porter ses fruits. Ce genre de placements offre un rendement maigre même si l’on n’y investit beaucoup d’argent, sauf peut-être pour les comptes à terme, dont plus la durée du placement est longue, plus le taux de rémunération est élevé et donc le rendement est plus intéressant, mais rare sont les personnes qui feront dormir leur argent pendant 20 ans sans pouvoir y toucher, et d’ailleurs, ce n’est pas aussi intéressant pour les institutions bancaires. Du coup, il faudrait choisir d’autres méthodes de placement pour atteindre l’indépendance financière le plus rapidement possible et non dans 30, voire 40 ans.

La diversification financière est la clé pour atteindre l’indépendance financière. De quoi il s’agit ? Cette méthode reprend simplement l’idée de base ou l’adage : « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». En affaires, il vaut mieux être prudent et ne pas placer tout son argent dans une seule opération ni consacrer toutes ses ressources dans une seule entreprise – ne pas tout risquer sur une opportunité ou un projet unique. On veut en venir au fait qu’il existe une multitude de dispositifs pour faire fructifier son argent, mais certains sont plus risqués que d’autres tandis que d’autres ont un rendement supérieur à d’autres. En vrai, les placements garantis et sécurisés ont un faible rendement tandis que les fonds plus ou moins risqués ont un rendement plus élevé en fonction du risque.

Scénario de diversification financière

Un individu salarié d’une entreprise souhaitant être financièrement indépendant. Il a épargné pendant plus de 10 ans et dispose d’un capital à investir assez conséquent. Son niveau est basique et il commence à faire des recherches par-ci par-là tout en questionnant ses proches. Il constate ainsi que l’immobilier représente le secteur pouvant rapporter le plus et n’hésite pas à acheter une maison pour la louer et alors bénéficier de revenus passifs – loyers mensuels. Toutefois, cette stratégie comporte un certain risque lié à la fluctuation du marché et il se peut que les prix diminuent entraînant alors la baisse des loyers perçus, or les autres charges restent inchangées.

En creusant un peu plus – en faisant plus de recherches sur l’indépendance financière avec la diversification, il aurait compris qu’il n’est pas judicieux de miser uniquement sur un seul cheval et qu’il est important de moduler son capital dans divers placements. Il aurait alors pu placer son argent dans l’immobilier via l’investissement pierre-papier (SCPI ou crowdfunding immobilier), pour une partie plus ou moins grande et d’un autre côté investir dans des entreprises par l’intermédiaire d’actions et d’obligations. Les risques liés aux fluctuations du marché immobilier et des marchés boursiers sont alors mieux gérés. 

Résumé

La liberté financière, c’est ne plus être dépendant d’un travail pour vivre, mais de faire tout ce qui nous intéresse et d’être nous-même : vivre pour ce que l’on est et pas pour les autres. Cette notion de liberté s’exprime autant au niveau de la relation au travail, à la consommation ainsi qu’au temps, mais surtout au détachement à l’argent lui-même. Focus sur les grandes lignes de l’indépendance financière. L’indépendance financière ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Cela peut prendre plusieurs années. Avec une bonne préparation comprenant anticipation, recherche et gestion du risque, il est possible de se constituer des revenus passifs dépassant les charges et ainsi ne plus dépendre d’un salaire pour vivre.