Les fonds communs de placement ou FCP représentent des copropriétés de valeurs mobilières, dont les parts sont émises ou rachetées à la demande des investisseurs. Il s’agit d’instruments financiers ayant attiré l’attention des investisseurs particuliers à partir des années 80 et qui ont connu un fort succès dans les années 90 avec des performances atteignant des records et des gains financiers. Il est possible d’investir dans les FCP via l’assurance-vie (unités de comptes), le compte-titres ordinaire ou encore le PEA (plan d’épargne en actions).
Les règles de fonctionnement et l’intérêt patrimonial des FCP
Ces fonds communs de placement permettent aux investisseurs d’accéder à un portefeuille diversifié de valeurs mobilières via un investissement de départ modique, même si le prix des parts des FCP est généralement au-dessus de celui des actions de SICAV. Par contre, ces fonds sont adaptés aux investisseurs n’ayant pas une certaine expertise dans les placements financiers et préférant confier la gestion de leur capital à des gestionnaires qui suivront alors une stratégie de portefeuille connue d’avance.
Sur le plan juridique, les fonds communs de placement sont des copropriétés de valeurs mobilières émettant des parts. À contrario des SICAV (sociétés d’investissement à capital variable), les porteurs de parts de FCP n’ont pas de droits conférés aux actionnaires et sont uniquement considérés comme des « copropriétaires ». Le nombre de parts acquis s’accroît par souscription de nouvelles parts et diminue avec les rachats réalisés par les FCP suivant la demande des anciens porteurs. Ces opérations se font via la valeur liquidative des fonds et généralement calculée chaque semaine – 2 fois/mois au minimum.
L’estimation du portefeuille conditionne par ailleurs la valorisation des parts. Les gestionnaires de fonds sont ainsi tenus de valoriser les éléments d’actifs et hors bilan pour obtenir une évaluation aussi précise que possible à tout moment. La valeur liquidative correspond notamment à l’actif net divisé par le nombre de parts après la déduction des frais de souscription et des frais de sortie (2 % environ), des frais de gestion (invisibles puisque directement réduits de la valeur liquidative) et des commissions de mouvement forfaitaires ou proportionnelles du montant de chaque transaction faite sur le portefeuille.
La gestion des fonds communs de placement est par ailleurs effectuée par une société de gestion agissant au nom des porteurs et dans leur intérêt exclusif. Sinon, le capital minimum des FCP est limité permettant d’effectuer des investissements plus risqués et potentiellement plus lucratifs que les placements dans les SICAV.
Les types de fonds communs de placement
Les FCP peuvent être investis dans différents actifs pour s’adapter aux nombreux profils des investisseurs. En effet, certains souhaiteront prendre des risques pour recherche une augmentation de leur capital de départ tandis que d’autres préfèreront avoir des revenus réguliers dans le temps.
Il est important de trouver un fonds commun de placement convenant à son profil d’investisseur et bien intégrer que chaque FCP a un couple rendement-risque différent. Généralement, plus le ROI (retour sur investissement) potentiel est élevé, plus il y a de risques. Et même si certains fonds ont des niveaux de risques plus faibles que d’autres, il n’en reste pas moins qu’ils restent exposer à un certain risque – il n’est pas possible d’éliminer totalement le risque en matière de fonds communs de placement.
Chaque FCP a un objectif d’investissement qu’il est possible de consulter dans son prospectus délimitant les actifs dans lesquels il sera investi. Voici une liste des principaux fonds communs d’investissement en partant du moins risqué au plus risqué :
- Les fonds monétaires
Ce sont des instruments financiers de dettes à court terme qui sont échangés sur les marchés financiers, dont la grande majorité de certificats de dépôt, de bons du Trésor ou des billets de trésorerie. Il s’agit de placements peu risqués affichant un rendement équivalent, c’est-à-dire peu important. Ces fonds sont corrélés au taux directeur fixé par la BCE (banque centrale européenne).
- Les fonds obligataires
Comme leur nom l’indique, les fonds obligataires sont constitués d’obligations, que ce soit des obligations d’entreprises ou des obligations d’État. Ces dernières peuvent être plus ou moins risquées et ainsi plus ou moins rémunératrices. Si ces FCP peuvent gagner en valorisation, leur premier objectif reste de délivrer un revenu régulier dans le temps appelé « coupon ».
- Les fonds diversifiés
Il s’agit de fonds communs de placement qui proposent équilibre entre sécurité, appréciation du capital et revenu. Leur stratégie, c’est d’investir dans une combinaison d’actifs monétaires, d’obligations et d’actions. Habituellement, le poids de chaque catégorie d’actifs peut osciller entre un seul minimum et un seuil maximum.
- Les fonds actions
Il s’agit de la catégorie de fonds communs de placement la plus vaste, mais également la plus risquée de ceux que l’on vient d’énumérer. Si le risque est plus élevé, les rendements le sont également. Les FCP actions sont appréciés des investisseurs puisqu’ils offrent d’innombrables stratégies d’investissement.
Il existe d’autres types de fonds qui sont plutôt réservés aux investisseurs aguerris qui sont prêts à accepter les risques. Il s’agit des fonds à gestion alternative et des fonds à formule. Sinon, les FCP profilés sont généralement proposés dans le cadre de contrats d’assurance-vie en UC (unités de compte), gérés suivant plusieurs profils de risque : prudent, équilibré et dynamique.
En plus de ces fonds communs de placement que nous venons de citer, il y a également des FCP différents en fonction des classifications des entreprises par rapport à leur taille et leur potentiel de croissance : les fonds « value », les fonds « growth », les fonds « blend » et les fonds petites, moyennes et grandes capitalisations.
Et enfin, il y a des fonds communs de placement appelés FCP « spéciaux » qui sont beaucoup plus risqués que tous ceux que nous venons de mentionner précédemment : les FCPR (fonds communs de placement à risques), les FIP (fonds d’investissement de proximité et les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation). Ce sont des fonds destinés à inciter les investisseurs et les épargnants à financer les startups (PME innovantes) grâce à une réduction de leur impôt sur le revenu (IR) et une exonération des plus-values extériorisées sous condition.
Résumé
On parle de fonds communs de placement ou FCP pour désigner des copropriétés de valeurs mobilières, dont les parts sont émises ou rachetées à la demande des investisseurs. Ces instruments financiers ont connu un boom spectaculaire dans les années 80 – 90 avec des performances records et des gains financiers gigantesques. Les investisseurs peuvent placer leur argent dans différents FCP par l’intermédiaire de leur contrat d’assurance-vie, leur compte-titres ordinaire (CTO) ou encore leur plan d’épargne en actions (PEA), mais également leur plan d’épargne retraite (PER). Ils peuvent opter pour des fonds monétaires (basés sur des bons du Trésor, certificats de dépôts…), des fonds obligataires (basés sur des obligations d’entreprise ou d’État), des fonds diversifiés (basés sur une combinaison d’actifs monétaires, obligataires et d’actions), fonds actions (basés sur des actions), fonds à formule et fonds à gestion alternative – ces deux derniers plutôt réservés aux investisseurs aguerris et prêts à accepter les risques.
