L’assurance-vie (AV) représente le produit d’épargne préféré des Français depuis que le taux du livret A est passé à 0,5 % depuis le 1er février 2020. Le rendement de l’AV est beaucoup plus intéressant, peu importe le support choisi et le type de contrat signé. Et si on parle d’un taux haussier/baissier des assurances-vie dans les médias, on peut dire que les journalistes ne connaissent pas vraiment le sujet et réduisent ainsi l’assurance-vie aux fonds en euros alors qu’il existe aussi un fonds d’investissement qui le compartiment des unités de compte, et ce sont celles-ci qui ont des performances variables. Zoom sur tout ce qu’il y a à savoir sur le rendement de l’assurance-vie.
- Différences de rendement entre assurance-vie monosupport et assurance-vie multisupport
- Rendement moyen du fonds en euros en 2020
- Rendement moyen de l’assurance-vie en 2021
- Souscription à une assurance-vie avec un bon taux de rendement
- Connaissance des frais inhérents à l’assurance-vie
- Souscription à une assurance-vie en dans une optique de rendement
Différences de rendement entre assurance-vie monosupport et assurance-vie multisupport
L’assurance-vie représente à la fois un contrat d’épargne et une enveloppe fiscale. L’épargnant appelé assuré place un capital sur le contrat lequel pourra être investi sur différents supports en fonction de ses besoins et préférences. On distingue alors :
- Les contrats monosupport : l’épargne est investie sur un fonds unique appelé fonds en euros qui est garanti à 100 % et sécurisé (aucune perte en capital) ;
- Les contrats multisupports : l’épargne est investie sur différents supports, dont un fonds en euros pour la garantie du capital et un fonds d’investissement en unités de compte (UC).
Le rendement du contrat d’assurance-vie global généré par le contrat dépendra ainsi de la performance des différents supports au fil des années ; sur le long terme, parce que l’assurance-vie est conçue dans ce sens.
Placement sécurisé
Lorsque l’assurance-vie n’est pas monosupport, celle-ci se divise en différents compartiments. Dans un contrat d’AV, le fonds en euro représente le placement sécurisé. Ainsi, l’assureur ou l’établissement auprès duquel l’épargnant a signé son contrat le garantit. Le capital ne sera soumis à aucune perte, mais en contrepartie, le potentiel de rendement est faible. La composition d’un compartiment d’assurance-vie en fonds en euros varie suivant le contrat signé : actions, obligations d’États ou d’entreprises, immobilier…
Placement à risque
L’autre compartiment de l’assurance-vie se compose d’unités de compte. On parle de fonds d’investissement. Les UC représentent des parts de fonds eux-mêmes positionnés sur les marchés financiers et immobiliers, par exemple. La fraction du capital investie en unités de compte sera alors soumise aux aléas du marché. On peut distinguer ces produits comme principales unités de compte :
- FCP : fonds commun de placement ;
- SCPI : société civile de placement immobilier ;
- OPCVM : organisme de placement collectif en valeurs immobilières.
Aujourd’hui, de plus en plus d’épargnants augmentent la part de capital investie en unités de compte et se détournent peu à peu du fonds en euros qui est devenu moins rémunérateur par rapport au compartiment en UC.
Rendement moyen du fonds en euros en 2020
D’après la FFA (fédération française de l’assurance), le taux de rendement moyen du fonds en euros de l’assurance-vie était de 1,15 % en 2020. Ce rendement moyen dépasse largement le taux du livret A ou encore le taux du LDDS (livret de développement durable et solidaire). Le cabinet Facts & Figures a vu juste pour 2020 puisqu’il avait tablé sur une fourchette de 1,10 % à 1,30 % de rendement pour le fonds en euros. Pour le cabinet Good Value For Money, la performance moyenne a en réalité été de 1 %.
Le rendement moyen annuel ne reflète pas le rendement de chaque assurance-vie, c’est la moyenne des différents contrats des principaux établissements proposant des assurances-vie. Tout cela pour dire que le rendement effectif varie très largement d’un contrat à un autre suivant, notamment, la composition du fonds en euros ainsi que des choix de gestion réalisés par chaque organisme. Concernant la part de contrat positionnée sur des unités de compte dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie multisupport, il est difficile, voire impossible, de faire une estimation sur le taux de rentabilité tant les gains et les plus-values réalisés dépendront de nombreux facteurs : santé des marchés financiers ou immobiliers, choix de gestion, arbitrages opérés par l’assureur, types d’actifs sur lesquels le capital est placé, etc.
Rendement moyen de l’assurance-vie en 2021
Chaque année, de nombreuses plateformes publient des classements des meilleurs contrats d’assurance-vie. Ainsi, sont comparés par les entités les réalisant les taux de rendement du fonds en euros de chaque contrat disponible sur le marché. Les compagnies d’assurance ainsi que toutes les institutions proposant des contrats d’assurance-vie transmettent généralement leurs résultats N-1 au début de l’année N. Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que le rendement moyen des fonds en euros a grandement baissé par rapport à il y a une trentaine d’années.
Cependant, afin d’avoir une bonne vision du rendement moyen de l’assurance-vie en 2021, il sera nécessaire d’étudier la rentabilité sur le long terme, par exemple, sur 3 ans, sur 5 ans et sur 8 ans. Voici une synthèse réalisée sur la rentabilité du compartiment fonds en euros de l’assurance-vie sur les 8 dernières années :
|
Rendement moyen sur 3 ans |
Rendement moyen sur 5 ans |
Rendement moyen sur 8 ans |
|
|---|---|---|---|
| Compartiment fonds en euros de l’assurance-vie | 8 % | 15 % | 25 % -> 30 % |
Ce n’est là que le taux moyen. Il faut savoir que certains établissements, les institutions bancaires en tête de liste, offrent généralement une rémunération peu élevée tandis que d’autres proposent beaucoup mieux aux épargnants ; c’est le cas de certaines banques en ligne ou associations d’épargnants. Et il faut également retenir que les rendements des années passées ne présagent en rien les performances futures puisqu’au-delà du taux communiqué, il est également nécessaire de prendre en compte les frais de gestion ainsi que les prélèvements sociaux venant minorer la rentabilité brute du placement.
Souscription à une assurance-vie avec un bon taux de rendement
Pour certains épargnants, le taux de rendement du fonds en euros servi au cours des années permet de choisir quel contrat d’assurance-vie est le meilleur. C’est un élément important, on ne le nie pas, surtout si l’épargnant ouvre son contrat d’AV dans l’optique de rentabiliser son épargne, mais en fait, ce n’est que le premier élément à prendre en compte. Il est important de regarder les résultats et palmarès publiés tous les ans. Par exemple, le fonds Asac-Fapès a rémunéré ses épargnants à hauteur de 2 % en 2020 net de frais de gestion et hors prélèvements sociaux.
Pour trouver un contrat performant et personnalisé au vu des attentes et qui ne s’avère pas seulement intéressant sur le plan du rendement, mais également des frais, de la qualité de service ou encore du type de supports disponibles, le meilleur moyen reste de comparer plusieurs offres disponibles sur le marché et proposées par différentes entités.
Pour cela, on pourra solliciter notre banque de proximité, notre compagnie d’assurance, des cabinets de gestion patrimoniale, des banques en ligne ou encore des fonds d’investissement et des courtiers.
Connaissance des frais inhérents à l’assurance-vie
En assurance-vie, les frais sont les seuls éléments connus à l’avance et cela même avant de souscrire à un contrat. Obtenir la meilleure performance avec un contrat d’assurance-vie passera indubitablement par la limitation des frais en choisissant les bonnes assurances. Il existe différents types de frais qu’il est nécessaire de connaître :
Frais d’entrée ou frais sur versement
Les banques ont le droit de prélever jusqu’à 5 % de frais sur versement, mais en pratique, elles ne le font pas et les limitent autour de 3 % environ. C’est pour cette raison que les institutions bancaires ont moins d’épargnants avec une assurance-vie que les institutions en ligne qui n’appliquent qu’un léger pourcentage.
Frais de gestion sur unités de compte
Les frais de gestion s’appliquent aux contrats multisupports, c’est-à-dire avec compartiment à unités de compte. Ces frais sont prélevés sur l’encours sous gestion exprimés en taux. Du côté des banques traditionnelles, par exemple, les frais de gestion se situent aux alentours de 0,80 %-1% par an. Ce qui est loin d’égaler les meilleures assurances-vie avec des frais de gestion ne dépassant pas 0,5/0,6 % par an.
Frais d’arbitrage
Lorsqu’il y a des mouvements entre unités de compte ou du fonds en euros vers les unités de compte, et inversement, il peut y avoir des frais d’arbitrage. Toujours chez les banques traditionnelles, celles-ci prélèvent généralement 0,5 % de frais sur ce genre de transaction alors que les meilleures assurances-vie offrent des illimités et gratuits.
Frais en gestion pilotée
Les épargnants choisissant un contrat d’assurance-vie en gestion pilotée peuvent être amenés à payer des frais en sus : frais de mandat prélevés par le gestionnaire. Par rapport aux autres frais, les écarts peuvent être importants et il est nécessaire d’être vigilant en tenant également en compte les frais propres aux unités de compte choisies par le gestionnaire.
Souscription à une assurance-vie en dans une optique de rendement
Ce n’est pas pour rien que l’assurance-vie soit devenue le produit d’épargne préféré des Français. En effet, celle-ci représente un contrat d’épargne souple permettant de se constituer un patrimoine à son rythme, soit en un versement unique qui génèrera des intérêts annuels, soit par des primes régulières qui boosteront le capital versé et améliorera les gains. Le fait que les épargnants puissent répartir leur capital sur plusieurs supports leur permet alors de moduler le niveau de risques qu’ils sont prêts à prendre et ainsi de rechercher de la rentabilité en diversifiant leurs actifs.
- La part de capital placée sur le fonds en euros de l’assurance-vie sera plus rémunératrice que tous les autres produits financiers garantis comme le livret A, le LDDS et le PEL (plan épargne logement), dont le taux de rémunération est respectivement de 0,5 %, 0,5 % et 1 %.
- La partie du capital placée en unités de compte génère des gains beaucoup plus importants. Plusieurs supports en UC, comme certaines SCPI, ont des taux de rémunération annuelle pouvant aller jusqu’à 6 %, voire plus.
Il ne faut pas oublier que la recherche de rentabilité en assurance-vie passe indubitablement par l’investissement de tout ou d’une partie du capital en unités de compte. Il ne faut pas cependant oublier qu’il y a un risque pour le compartiment en unités de compte relatif aux fluctuations des marchés financiers et immobiliers. Le risque de perte ne doit pas être minoré.
Résumé
Depuis le livret A est passé à 0,5 % en février 2020, l’assurance-vie est devenue le produit d’épargne préféré des Français. Ce qui est intéressant avec celle-ci, c’est qu’elle représente un contrat souple pouvant ainsi prendre plusieurs formes : assurance-vie monosupport (fonds en euros) ou assurance-vie multisupports (fonds en euros + unités de compte. Les contrats en fonds en euros permettent aux épargnants d’avoir un capital sécurisé et garanti, c’est-à-dire qui ne génère aucune perte. Quant aux contrats en fonds en euros avec unités de compte, ils permettent d’avoir un meilleur rendement, mais le compartiment des unités de compte est soumis aux aléas des marchés financiers et immobiliers ; risque de perte en capital. Le rendement moyen de l’assurance-vie dépendra de nombreux facteurs et il est recommandé de faire une étude suivant une période assez longue, à partir de 3 ans, 5 ans ou 8 ans pour en apprécier les intérêts. Sur les 8 dernières années, le rendement de l’assurance-vie est comme suit : 8 % sur 3 ans, 15 % sur 5 ans et 25/30 % sur 8 ans.
